 | L’opérateur Orange vient de déposer en mairie de Decazeville une nouvelle demande pour l’installation de trois équipements sur le toit du central téléphonique, place Decazes.
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Dans l'édition du 30 avril dernier, nous évoquions l’installation d’une nouvelle antenne relais téléphonique sur les hauteurs de Decazeville, au lieu-dit Pomayrols, sur les hauteurs de Combettes. A l’époque saisie du dossier, la municipalité decazevilloise avait donné un avis favorable, toutefois assorti de conditions spécifiques, dont celle « d’informer sur ce projet les riverains dans un rayon de 1 000 mètres, au préalable, avant l’implantation ». Mais comme le précise aujourd’hui Jean-Louis Calmettes, élu « Verts » à la mairie de Decazeville, « l’opérateur Orange n’a encore informé personne, car, c’est vrai, la loi ne l’oblige pas à le faire… »
Demande infructueuse Au même moment, Jean-Louis Calmettes avait prévenu qu’il s’opposerait personnellement à « tout projet d’installation de nouvelles antennes de ce type en centre-ville ». L’élu écologiste n’a pas eu à attendre très longtemps pour se positionner dans ce sens. En effet, après une première demande infructueuse pour installer une antenne près du cimetière de Miramont et sur le toit de l’immeuble du Crédit Agricole (soit à cinquante mètres de la crèche et de l’école Sainte-Foy), l’opérateur de téléphonie mobile Orange vient de déposer en mairie de Decazeville une nouvelle demande d’installation concernant pas moins de trois antennes pour le GSM (41 Volts par mètres) et pour l’UMTS (61 V/m), soit la téléphonie de troisième génération. Ces antennes seront normalement situées en plein centre-ville, sur le toit du central téléphonique, place Decazes. Cette demande aurait apparemment fait l’objet d’un débat serré lors d’un récent bureau municipal et Jean-Louis Calmette confirme s’être « opposé à l’installation de ces antennes en vertu du principe de précaution ». Mais, l’élu écologiste avoue s’être « retrouvé bien seul ».
Principe de précaution « Pourtant, poursuit-il, mes arguments contre l’installation de ces antennes n’ont pas manqué. J’ai notamment ait remarquer que Serge Roques, maire de Villefranche-de-Rouergue, appliquait quant à lui le principe de précaution, en prenant un arrêté municipal pour ne plus installer d’antennes à Villefranche pendant un an, et que nous ne pouvions pas faire moins. » Et pourtant, Decazeville a donc autorisé l’installation d’antennes en centre-ville, « faisant fides plaintes des riverains » selon Jean-Louis Calmettes. Ce dernier pose alors une autre question : « Pourquoi donc tant de précipitation pour accueillir ces antennes, dans des zones très habitées prêtant à interrogations, alors qu’il y en a déjà de nombreuses tout autour de la cité tant GSM qu’UMTS, et même déjà une sur le central téléphonique. Sans oublier que de nouvelles demandes se multiplient aussi sur les communes voisines ? » Et l’élu decazevillois de considérer qu’« à partir du moment où l’on a donné à un opérateur l’autorisation d’installer une antenne relais en centre-ville, il sera sans doute très difficile de refuser à d’autres opérateurs une autorisation identique ». Et d’avancer encore en conclusion l’argument du « principe de précaution, comme la municipalité de Decazeville l’a fait pour les organismes génétiquement modifiés (OGM, NDLR), en prenant simplement un arrêté municipal ? En tout cas, pour ma part, insiste Jean-Louis Calmettes, je persiste donc et je signe : pas d’antennes téléphoniques en centre-ville de Decazeville d’une puissance supérieure à 0,6 V/m. »
source: centrepresse du 29/07/09 Ecrire un commentaire
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